Etre consultant quinca sur le marché des Seniors
Depuis que j'ai commencé l'aventure Senior Strategic, je dis souvent qu'il est intéressant de m'entourer de consultants de plus de 50 ans. D'après moi (j'ai 35 ans) ils permettent d'avoir une meilleure connaissance des Seniors.
Hors cette semaine, une responsable marketing dans un grand groupe, m'a donné une autre façon de voir : les consultants quinquas sur le marché des Seniors posent généralement un problème : ils parlent d'eux. Ils auraient ainsi tendance à voir l'ensemble des Seniors tels qu'ils sont, donc à déformer la réalité.
Les consultants jeunes auraient-il l'intérêt de ne pas être concernés et donc plus objectif ? Qu'en pensez-vous ? Sujet tabou ? Les consultants jeunes aux services du marché des Seniors ?

Intéressant votre sujet. D'un coté les consultants de plus de 50 ans ont plus d'expérience. Cependant, oui, je l'ai noté, ils ont tendance à parler d'eux. Donc etre consultant de plus de 50 ans pour parler des Seniors peut poser problème. Cependant cela n'a rien à voir avec leur âge. C'est le même problème qu'un consultant jeune qui parlent des jeunes !
sylvie
Rédigé par: sylvie Dumont | 09 mars 2005 at 09:50 PM
Les personnes de plus de 50 ans peuvent plus facilement parler de ce qu'elles connaissent. A mon avis elles sont plus à même d'aider les entreprises à comprendre les Seniors et à les cibler.
Les jeunes ne font cela que de manière théorique. Ils vont essayer de comprendre ce qu'ils n'ont pas encore vécu.
Monsieur Serrière, je pense que vous avez raison en vous entourant de personnes consultantes plus âgées. Cependant il est vrai que ces personnes doivent être bien choisies. Il est nécessaires qu'elle aient compris que leur "vie" n'est unique et qu'elles ne doivent pas la généraliser à l'ensemble des Seniors. Ce qui serait là, oui, une vraie erreur.
Thierry 56 ans
Rédigé par: thierry ruffier | 10 mars 2005 at 06:24 AM
Pour ma part, je dirige un cabinet spécialisé dans le tourisme : à ce titre je dois guider mes clients (souvent des communes, des régions ou des départements dans le cadre ou non d'opérations européennes) à articuler leur offre touristique vis à vis de certains types de publics et en particulier les seniors. Pour y répondre, j'ai installé un groupe de travail comprenant non seulement des seniors mais également les membres de leurs familles et j'ai travaillé des axes transgénérationnels .. cela a mieux aidé à cristalliser les domains communs ou différenciés de tous, en établissant un climat précieux d'écoute et d'échanges ... à ce groupe se sont joints des professionnels du tourisme qui recoivent des seniors et que nous avons encouragés à nous indiquer avec précision ce en quoi leurs services s'étaient avérés répondre à cette clientèle, ou au contraire, quelles adaptations avaient du être mises en place. Les intervenants avaient de 12 à 85 ans ... j'en ai 43 et suit ravie de cet échange qui m'est aujourd'hui précieux dans nombre de missions touristiques
Rédigé par: Dunoyer Muriel | 10 mars 2005 at 04:25 PM
Bonne question : un peu le jeu de la poule ou de l'oeuf !
Oui, un consultant de 50 ans et plus aura tendance à voir les seniors à son image, à son vécu et son expérience : quoi de plus normal puisqu'un consultant doit savoir écouter, analyser et ensuite en se basant, entre autre sur son expérience, guider son interlocuteur. Je suis senior (de 55 ans) et dirige une société. J'ai du vécu et la modestie de dire que j'ai une certaine expérience.
Pourtant, je m'entoure et j'écoute énormément mes "jeunes". Pourquoi ?
Parce qu'un jeune est la sève de demain, il a l'avantage d'être d'une génération plus curieuse tout en étant souvent très critique. La sagesse est souvent comme un très bon vin, l'expérience est la somme des erreurs, La Fontaine n'avait pas tort !
N'oublions pas le régulateur de Watt : somme toute, le 'couple' consultant jeune guidé, mais pas bridé, par un consultant senior serait à l'image de la famille, et ça, cela dure depuis des siècles.
Pol 55 ans
Rédigé par: pol lauvaux | 10 mars 2005 at 09:25 PM
Je partage l'avis et la méthode de Muriel DUNOYER: travaillons sur du transgénérationnel, cela génère débats et échanges entre jeunes et anciens, cela additionne et en marketing, il vaut mieux additionner que soustraire. L'expérience nous démontre aussi que l'état civil compte bien peu face à l'état d'esprit de celui qui le porte.
Ghislain DELAROCHE, 45a
Rédigé par: Ghislain DELAROCHE | 16 mars 2005 at 07:04 AM