Automobile & Baby boomers
Un article intéressant sur
comment les constructeurs automobiles américains pensent répondre aux attentes
et nouveaux besoins des Baby boomers. Où nostalgie rime avec confort. > Lire l’article

Un article intéressant sur
comment les constructeurs automobiles américains pensent répondre aux attentes
et nouveaux besoins des Baby boomers. Où nostalgie rime avec confort. > Lire l’article
Du 19 au 21 novembre, aura lieu le salon du bien vieillir de
Seniorplus à Paris. C’est le petit nouveau sur ce secteur avec d’autres déjà
présent : l’un plus généraliste, le Salon des Seniors de Notre Temps, ou
encore Gérontexpo plus spécialisé sur le 4ème âge et le médical.
Seniorplus a pour ambition de faciliter la vie des seniors et d’aider à prévenir la
dépendance, en organisant la rencontre entre le public et tous les acteurs de
la vie quotidienne des personnes âgées (services d’aide à la personne,
fabricants de matériels, prestataires de services…) explique l’organisateur.
Le Salon
des Seniors organisé par Notre temps avec en face Seniorplus soutenu par Pleine
Vie. La guerre des salons Seniors va-t-elle commencer ?
Pour le moment, les deux principaux avantages du salon de
Notre Temps, sont à mon avis, son antériorité et sa force de
« frappe » commerciale. Seniorplus à l’avantage d’être basé sur une
thématique qui pourrait faire venir les Baby boomers de manière indirecte, pour
leurs parents. Sur le plan psychologique, l’avantage est à Seniorplus.
Reste une question essentielle. Les salons pour les Seniors
sans thématique spécifique ont-ils encore leur place avec les Baby boomers ?
N’a-t-on pas le risque ghetto ? Faut-il un salon avec un positionnement
générationnel ou intergénérationnel ?
Frédéric Serrière
J'ai passé ce week end à Grenoble avec mon Ami Jean François (dont je vous ai déjà parlé) passionné comme moi par le développement personnel. Il m'a fait intégré (= comprendre vraiment avec la tête et le coeur) que mes concurrents me donnent une énergie très puissante que seuls eux sont à même de me donner.
En fait, ils découplent ma passion pour les "Seniors" et pour mes valeurs. C'est mieux qu'un repas vitaminé :-)
La concurrence peut être vécue de manière négative ou positive. Le premier cas est souvent présent si on n'est pas passionné par ce que l'on fait. Dans ce cas, la peur de la concurrence reste de la peur et nous pousse dans la mauvaise direction celle de l'égo notamment. De plus, on refuse la peur, ou on la projette à l'extérieur sous forme de colère. Dans les deux cas, c'est le corps et la santé qui en prend un coup.
Quand on est passionné, il est plus facile de transformer la peur de la concurrence en une source d'énergie pour poursuivre sa passion. C'est exactement ce qu'explique Serguei Budla, 6 fois champoin du monde de saut à la perche et 44 fois au dessus de 6 mètres. Ils aimaient ses concurrents car ils lui donnaient de l'énergie.
Dans mon cas, le "pression" de la concurrence me donne l'énergie nécessaire pour développer Senior Strategic, poursuivre mon développement personnel...
Bref, vraiment génial !
Frédéric
Une nouvelle étude menée par Senior Strategic confirme que la meilleure définition des Baby boomers n’est pas tant leur pouvoir d’achat mais leur manière d’acheter. Ils sont plus matures et plus habitués à la consommation et à ses pièges.
Les plus de 50 ans changent. Autrefois, ils étaient – malheureusement – plus facilement manipulables par la publicité ou par les artifices marketing tels que le « lock in ». Ce sont des méthodes souvent « initiés par des entreprises comme France Loisirs ou Sélection du Reader’s Digest » explique Que Choisir.
Les nouveaux Seniors, sont radicalement différents dans leur rapport à la consommation. Ils sont plus vigilants et se méfient de manière proactive. L’étude a montré qu’ils sont plus nombreux que les jeunes à avoir une vision globale de la situation lors d’un achat d’un téléphone portable. Ils vont faire attention aux clauses d’engagement et aux moyens développés par les entreprises pour les empêcher le plus possible de changer d’opérateur.
Autrement dit, les méthodes marketing vont progressivement se retourner contre les entreprises qui les appliquent. 57% des Baby boomers indiquent prendre plus de temps qu’avant pour bien comprendre une offre et pour se faire leur propre avis. Conclusion, le processus de vente s’allongent.
Nous avons également noté que le plus grand manque de confiance des Baby boomers face aux marques, les poussent à réfléchir d’avantage, à devenir plus critiques. Et paradoxe suprême, cette prise de recul leur permet de s’apercevoir que les marques de distributeurs (comme Carrefour) sont tout aussi bien. Les 50 – 64 ans en sont d’ailleurs les plus gros consommateurs.
C’est un mouvement lourd qui devrait s’amplifier avec l’arrivée des Baby boomers à l’âge de la retraite. C’est surtout vrai que les artifices marketing qui « contrôlent » le client pendant une période de temps déterminée, déclenchent deux émotions : la déception et la frustration. Or, cette dernière est justement la plus refusée des Baby boomers.
C’est pour toutes ces raisons que nous insistons dans nos missions de consulting, sur le respect des Seniors. C’est peut se traduire par plus de transparence, et d’honnêteté.
Les Baby boomers constituent le gros des bataillons des consomm’acteurs que l’on retrouve dans la défense « réelle » de l’environnement, dans la consommation de produits biologiques ou issus du commerce équitable. D’ailleurs au Canada, les deux critères importants pour les Baby boomers lors d’un achat sont : l’éthique de l’entreprise qui commercialise le produit et la protection de l’environnement. En Europe ces deux valeurs progressent rapidement également pour être 4ème et 5ème.
Nous voyons actuellement des marques cibler les Seniors en se limitant à une communication spécifique sans adapter l’ensemble du Mix marketing. C’est par exemple, le cas d’un réseau d’optique en France avec des « magasins » et des produits qui ne sont pas adaptés aux Seniors. C’est à mon sens, une erreur.
Pour réussir à capter les plus de 50 ans, la communication seule à destination ne suffit pas. Il s’agit d’avoir une stratégie globale qui prenne en compte l’adaptation des produits aux besoins de cette cible mais aussi des infrastructures en passant par la formation des vendeurs. Les échecs sur le marché des Seniors sont dus souvent à des solutions qui sont sans doute "sexy" mais "simplistes". Alors attention...
rUtiliser les outils de la communication à destination des Seniors pour cibler les Baby boomers est – je pense – très risqué pour les marques. Les Baby boomers n’ont pas les mêmes valeurs, besoins, histoires, rapports à la publicité que leurs aînés. C’est tout le débat sur les effets d’âge par rapport aux effets de générations. Qu'en pensez-vous ?.
Nous voyons actuellement des marques cibler les Seniors en se limitant à une communication spécifique sans adapter l’ensemble du Mix marketing. C’est par exemple, le cas d’un réseau d’optique en France avec des « magasins » et des produits qui ne sont pas adaptés aux Seniors. C’est à mon sens, une erreur.
Pour réussir à capter les plus de 50 ans, la communication seule à destination ne suffit pas. Il s’agit d’avoir une stratégie globale qui prenne en compte l’adaptation des produits aux besoins de cette cible mais aussi des infrastructures en passant par la formation des vendeurs. Les échecs sur le marché des Seniors sont dus souvent à des solutions qui sont sans doute "sexy" mais "simplistes". Alors attention...
Senioractions est une sicav composée d’actions internationales qui investit dans les valeurs qui profiteront de l’essor du marché des Seniors. Le secteur le plus représenté est celui de la santé (45,6 % du portefeuille) : technologies médicales, pharmacie, hôpitaux, soins à domicile, laboratoires d’analyses, biotechnologie, etc.
Parmi les entreprises de ce secteur, nous trouvons Pfizer, Medidep, Orpéa, Unilabs, Medtronic. D’autres secteurs sont également représentés avec la distribution spécialisée (Marionnaud, Audika…), l’assurance-vie (CNP, Axa…), le tourisme et les loisirs (Pierre&Vacances, Bally…), le luxe et l’assurance santé. Il est intéressant de noter que les valeurs américaines sont majoritaires et représentent 51 % de ce portefeuille.
Aux États-Unis les domaines d’investissement sont beaucoup plus divers qu’en Europe, car les préoccupations liées aux Seniors y ont été prises en compte depuis plus longtemps.
Il y a quelques mois, Ken Martin, le responsable du centre d’appel téléphonique HTA nous a exposé ses difficultés. Travaillant depuis plusieurs années pour une société ciblant les Seniors, il avait remarqué que la communication entre les hôtesses de la « hot line » et les clients âgés était particulièrement difficile. Il voulait comprendre pourquoi et trouver une solution. Le constat fut le suivant : la moyenne d’âge des personnes prenant les appels téléphoniques était de 23 ans. Celle des appelants dépassait 60 ans. Ce problème de communication entre personnes de générations éloignées est de plus en plus fréquent dans toutes les activités impliquant un contact avec la clientèle Senior. Dans le cas de la société de Ken Martin, on a résolu le problème en formant les hôtesses à mieux gérer leurs contacts avec les Seniors, en particulier par un ralentissement « général » du tempo des conversations. Prendre plus de temps permettait d’améliorer les contacts entre les appelants et les hôtesses.
Cet exemple illustre la différence importante de tempo entre une personne de 23 ans et une autre de 60 ans. Ces différences sont dues aux effets de génération et du vieillissement. Une étude d’une université américaine montre l’importance du ralentissement « général » du tempo lorsque l’on prend de l’âge. Ce ralentissement s’explique en partie par l’aspect plus « réfléchi » d’une prise de décision d’un Senior.
Et si ce ralentissement de tempo avait pour conséquence de « ralentir » l’ensemble de la société ?
Prenons des exemples. Nous savons maintenant qu’il faut une plus grande quantité d’informations pour aboutir à une prise de décision chez un Senior. Non que ceci soit directement lié à l’âge, mais il est normal que quelqu’un qui connaît mieux ses besoins cherche à savoir si un produit ou service correspond exactement à ce qu’il attend.
Dans les années à venir, les entreprises cibleront directement les Seniors ou, du moins, prendront en considération leurs attentes. Les annonceurs vont ainsi devoir progressivement tenir compte de ce phénomène de « ralentissement » du tempo dans le développement de leurs campagnes de publicité. Autrement dit, nous allons vraisemblablement voir augmenter la durée des écrans publicitaires à la télévision, et leur tempo ralentir. C’est en somme l’inverse de ce qu’a fait l’Américain Tony Schwartz pour MTV au milieu des années 1980 : à l’époque, les publicités de trente secondes inventées en 1971 commençaient à paraître un peu lentes. Schwartz fut embauché pour réduire une série de spots publicitaires de trente secondes à huit secondes, sept secondes, puis cinq secondes. La théorie développée par Schwartz était bien adaptée à un public jeune de plus en plus habitué à zapper.
Combien d’entre nous n’ont pas un jour été sommés d’arrêter de zapper par des parents à bout de nerfs ? Notre tempo de « jeune » était trop rapide pour eux.
Prenons maintenant l’exemple de la circulation automobile. Selon une étude réalisée par Sociovision Cofremca pour la Prévention routière et la Fédération française des sociétés d’assurances (FFSA), on voit se confirmer le « caractère prudent et respectueux des règles de conduite [des Seniors] : ils sont 46 %, contre 30 % de la population globale, à estimer inadmissible de ne pas respecter les limites de vitesse… ». La vitesse de conduite diminue avec l’avancée en âge. Même si certains gouvernements réfléchissent aux possibilités de limiter l’accès à la conduite des personnes très âgées, on peut estimer que le nombre d’automobilistes conduisant doucement ou plus lentement va augmenter dans les vingt prochaines années.
Assistance téléphonique, publicité, automobile… La liste n’est pas close : qui n’a jamais vu une personne âgée en difficulté sur un tapis roulant ? Qui n’a pas déjà fait le lien entre un ralentissement à une caisse de supermarché et la présence de personnes âgées ? C’est bien l’ensemble du mouvement de la société qui pourrait ralentir dans les prochaines années avec la croissance du nombre de Seniors.
Frédéric Serrière
Le sujet de l'avenir de l'Etre Humain est de plus en plus souvent à l'ordre des sujets d'actualité. Et cela ne fait que commencer. Durant ce siècle, l'espèce humain va décider du sort des futures générations. Une question : quand va-t-on prendre conscience que nous allons droit dans le mur ? Et d'après certains spécialistes, dans quelques décennies. Il suffit de voir les problèmes de sécheresse qui se répètent.
La chance pourrait venir des Baby boomers, qui sont plus sensibles à ces questions d'environnement. Au Canada, une étude indique même que l'environnement arrive en deuxième position des critères importants d'achat de cette génération.
Alors peut-être les Baby boomers et le fait que la société va avoir de plus en plus de gens "matures" vont-ils sauver l'Etre Humain ?
Frédéric Serrière
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