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Thaïlande : le triste vieillissement de la population

Le nombre de personnes âgées en Thaïlande seules a presque doublé ces dernières années, alors que 61% des personnes âgées ne reçoivent aucun revenu et une partie aucune assistance sociale de la part de l'état, selon un nouveau rapport édité par l'office statistique national la semaine dernière.

Diffusé par le Mcot, le rapport, basé sur des études effectuées en 1994, 2002 et 2004, prouve que le pourcentage des personnes âgées vivant seules est passé de 3,6% en 1994 à 7,4% 10 ans après, avec sensiblement plus des femmes vivant seules que d’hommes.

Le rapport a également constaté que 61,6% des personnes âgées n'ont aucun revenu.

Mais même ceux qui travaille encore reçoivent peu d'argent, avec des revenus mensuels tombant à une moyenne de Bt3,100 pour les personnes vivants seules.

66,3% des interrogés dans l’étude ont indiqué qu'ils ont des problèmes à vivre seul, avec 31,6% qui expriment le manque d’une personne pour s'occuper d'elles et de 20,8% parlent de la solitude.

Avec une augmentation d'espérance de vie de 64 ans à 75 pour des femmes, et de 58 ans à 68 pour les hommes au cours de la période de l’étude, le rapport prévoit vieillissement de la population. L’espérance de vie devrait atteindre 78 et 71 ans pour des femmes et des hommes respectivement l'année prochaine.

Cependant, le rapport note que cette augmentation de l'espérance de vie fait apparaître une fragilisation de la santé, avec une personnes âgées sur trois qui rapporte avoir été malade pendant le mois précédent l’interview.

Presque 52% des interviewés ont rapporté l’état chronique de leur santé, atteignant 62,9% parmi les personnes vivant seules.

Cependant, une petite mais significative partie des personnes âgées - 3,8% - ne reçoit aucune forme de bien-être ni d'avantages médicaux de la part de l'état, et le rapport admet que ceci pourrait poser des problèmes à l'avenir.

Le rapport invite le gouvernement à inciter les familles à s'occuper de leurs aînés pour que le population de vieillissement de la Thaïlande puisse se faire avec une bonne qualité de la vie.

Les « seniors » aussi productifs que les autres, selon l'Insee

L'accroissement de la productivité des entreprises françaises passerait-elle par la valorisation des salariés âgés ? Préconisée par le Conseil d'analyse économique (CAE) comme l'un des moyens d'accroître la compétitivité nationale, la réhabilitation des « seniors » sur le marché du travail est loin de convaincre les employeurs : le taux d'emploi des plus de 55 ans en France s'élève à seulement 34,2 %, contre 49,4 % pour l'ensemble des pays de l'OCDE.

Derrière cette résistance se cache l'idée, vraie ou fausse, que le niveau salarial des travailleurs âgés est excessif compte tenu de leur productivité. Le dernier numéro d'« Economie et Statistique », publié aujourd'hui par l'Insee, conteste cette hypothèse et montre que la productivité des salariés ne semble pas décliner avec l'âge. Pour Patrick Aubert et Bruno Crépon, les auteurs de l'étude, « le profil de la productivité suit d'assez près celui des rémunérations. En particulier, il n'apparaît pas d'écart marquant entre salaire et productivité, si ce n'est aux âges les plus élevés (plus de 55 ans) ».

Dans l'industrie, les services et le commerce, l'Insee observe ainsi une productivité croissante en première partie de vie, qui se stabilise autour de 40 ans. Dans l'industrie, les salariés de plus de 60 ans seraient même nettement plus productifs que les autres classes d'âge, ce qui s'explique, il est vrai, par le fait qu'ils sont très peu nombreux et employés dans des postes très qualifiés. Dans le commerce, les travailleurs de 40 à 60 ans seraient également plus productifs que les 35-39 ans, tout comme dans les services.

Accroître le taux d'emploi

Au niveau global, la productivité moyenne des quinquagénaires n'apparaît donc pas significativement inférieure à leur salaire. Le léger « décrochage » entre la productivité et le coût salarial qui semble se développer à partir de 55 ans, notamment dans l'industrie et les services, ne serait pas même significatif, compte tenu de la précision des estimations. Plus pessimiste, le CAE estime que l'ancienneté, qui explique en fin de carrière 61 % du salaire des hommes et 43 % du salaire des femmes, « nuit au maintien de l'emploi des plus âgés ». Pour accroître le taux d'emploi de cette catégorie de travailleurs, il propose des mesures telles que la baisse des charges salariales pour les plus de 55 ans et la disparition de la dispense de recherche d'emploi.

Notretemps, 1er site Senior

Notretemps.com était depuis plusieurs mois, le premier site Senior en France ne manière non officielle. Ce fut chose faite au début de l'année 2005 avec les résultats donnés par Médiamétrie. Depuis ces derniers mois, notretemps.com a fortement progressé pour dépasser les 400.000 visiteurs uniques par mois.

Cette forte hausse est dû à la forte progression du nombre de Baby boomers et Seniors sur Internet. Mais une autre raison, et à mon avis la plus importante : le site Notretemps.com bénéficie de la notoriéré et de la "force de frappe" du magazine du même nom.

Dans nos deniers focus groups, Notretemps.com est aussi le site préféré des Seniors interrogés. Les Seniors apprécient notamment l'équilibre entre le contenu et la publicité. Les Seniors critiquent les sites avec trop de publicités ou de publi-reportages déguisés.

Denis Janin

VERS LA MATURITE PSYCHOLOGIQUE

Pour la première fois, la majorité des Français ont atteint ou dépassé l’âge adulte, ce moment de la vie où les forces de motivation liées à son « propre développement » deviennent plus importantes que les comportements.

La pyramide des besoins selon Abraham Maslow explique ce phénomène : les motivations de chacun résultent de l’insatisfaction de certains de ses besoins. Les travaux de Maslow permettent de classer les besoins humains par ordre d’importance en plusieurs niveaux, la satisfaction des besoins d’un niveau engendrant les besoins du niveau suivant.

L’idée de Maslow est qu’on ne peut agir sur les motivations « supérieures » d’une personne, qu’elle soit adulte ou enfant, qu’à la condition expresse que ses motivations primaires (besoins physiologiques et de sécurité) soient satisfaites. Parcourons rapidement les différents niveaux de besoins. Du niveau inférieur au supérieur, nous trouvons les besoins physiologiques, les besoins de sécurité, les besoins d’appartenance, les besoins d’estime et les besoins d’auto-accomplissement.

Les besoins physiologiques sont des nécessités vitales à l’être humain, comme respirer, se nourrir, dormir et se loger. Les besoins de sécurité proviennent de l’aspiration de chacun d’entre nous à être protégé physiquement et moralement. Ce sont des besoins complexes dans la mesure où ils recouvrent une part objective – il nous faut assurer notre sécurité et celle de notre famille – et une part subjective liée à nos craintes, nos peurs et appréhensions, qu’elles soient ou non rationnelles.

Les besoins d’appartenance sont les besoins d’amour et de relations avec les autres. Ce sont les besoins d’appartenance à un groupe, qu’il soit social, relationnel ou statutaire. Le premier groupe d’appartenance d’une personne est la famille. Les besoins d’estime correspondent aux désirs de considération, de reconnaissance et de gloire. La mesure de l’estime de soi peut aussi être liée aux gratifications qui nous sont accordées. Le besoin d’auto-accomplissement est le besoin de se réaliser, d’exploiter et de mettre en valeur son potentiel personnel dans tous les domaines de la vie. Ce besoin peut prendre des formes différentes selon les individus. Pour certains, ce sera les études, l’apprentissage, le développement des compétences et des connaissances, etc.

Ces différents besoins sont satisfaits successivement. D’après Maslow, ce processus prend en moyenne cinq ou six décennies. Maintenant que les personnes de plus de 40 ans sont devenues majoritaires, les professionnels du marketing doivent s’intéresser aux notions d’auto-accomplissement. À ce niveau de besoin, on ne ressent pas les choses et on n’agit pas comme quand on était jeune. Nos exigences sont bien souvent plus précises.

Avant le milieu de la vie, le « soi sociétal » domine nos comportements. Mais autour de l’âge de 40 ans, si nous avons satisfait nos besoins « élémentaires » (physiques, sécurité, amour), nous commençons à découvrir notre « soi réel ». Le « soi réel » est plus introspectif, plus individualiste (moins sujet à l’influence des autres et des événements) et plus autonome. C’est l’une des raisons qui explique que les plus âgés sont moins sensibles aux publicités actuelles. Avant que le « soi réel » émerge, il est difficile de se rendre compte de l’importance de son « rôle ». Dans ce sens, le jeune âge des responsables marketing et de leurs collaborateurs dans les agences de communication et de marketing va poser de plus en plus de problèmes.

L’apparition du « soi réel » peut se faire doucement ou de manière explosive. Les personnes pratiquant une forme ou une autre de développement personnel sont en avance sur ce chemin. Certains d’entre nous ressentent fortement ces tensions et se réveillent simplement un matin, surpris de voir comme le monde a changé.

Beaucoup de personnes de plus de 50 ans dans notre société de consommation sont à des « niveaux » plus complexes que certains professionnels du marketing, conditionnés par une focalisation extrême sur le marché des jeunes, ont du mal à comprendre. Résultat : la grande majorité des stratégies publicitaires sont adaptées aux moins de 50 ans et ne correspondent pas aux Seniors. Les distances sont telles que certains Seniors, même jeunes, ne comprennent même plus les publicités. Lors d’une étude, une personne de 64 ans nous disait : « Je n’arrive plus à comprendre la majorité des publicités. Elles vont trop vite et sont tellement en décalage que je ne fais plus d’efforts maintenant. » Les chiffres sont là : 86 % des plus de 50 ans pensent que la publicité ne leur est pas destinée !

Ces différences importantes dans les « cycles de la vie » sont également développées par le célèbre psychologue Milton Ericksson. Ce qu’ignorent les professionnels du marketing : leurs idées, telles que « les Seniors acceptent leurs âges », « les Seniors aiment les nouveautés », « les nouveaux Seniors ont les mêmes comportements que les autres » (exemples issues d’études récentes sur les Seniors) sont tout simplement des généralisations fausses. Bien sûr nous pourrons toujours trouver des contre-exemples.

Lorsqu’ils travaillent sur les Seniors, certains professionnels du marketing s’interrogent : ils trouvent ces clients « mystérieux ». Les méthodes de recherche traditionnelles sont impropres à les éclairer sur les comportements si étranges des Seniors. Le directeur marketing d’un grand groupe pharmaceutique nous a appelés récemment pour se plaindre : « Nous faisons des études sur le marché des Seniors comme nous le faisions avant, et les résultats sont moins bons. » Après enquête, la cause de ce dépit était simple : les études étaient menées par des jeunes ou des personnes avec une « vision jeune » qui ne correspondait pas à l’état d’esprit des Seniors. Nous disons souvent que nous ne réalisons pas d’études sur les Seniors avec les méthodes appliquées aux plus jeunes.

Les comportements des personnes de moins de 40 ans sont souvent faciles à prévoir parce que leur vision du monde et leurs comportements sont fondés sur leur « soi social ». Les comportements d’un groupe de jeunes donnent généralement une bonne idée des comportements des individus du groupe. Avec les Seniors, ce n’est plus le cas. Ils ont tendance à être plus détachés de l’influence d’un groupe et sont donc souvent jugés plus difficiles à analyser et à comprendre.

L’avancée en âge doit maintenant être perçue comme un chemin vers une plus grande maturité. Bien sûr, certaines capacités sont théoriquement de moins en moins « opérationnelles » à mesure qu’on approche d’un « grand âge ». Mais les baby-boomers entrent seulement dans une autre phase de leur vie. Certains « maîtres spirituels » parlent d’un chemin de l’ego vers l’« être ». Les Seniors sont souvent plus réfléchis, plus posés et prennent plus de temps pour choisir. Cela n’a rien à voir avec de supposés effets du vieillissement. C’est au contraire le signe d’une plus grande maturité, d’une plus grande intelligence de ces valeurs.

En quoi est-ce important pour les professionnels du marketing ? Ces derniers doivent prendre en compte cette notion du « développement » de la personne avec l’avancée en âge.

Plus de Seniors = vers la maturité psychologique = une chance pour la société

Pour la première fois, la majorité des Français ont atteint ou dépassé l’âge adulte, ce moment de la vie où les forces de motivation liées à son « propre développement » deviennent plus importantes que les comportements. La pyramide des besoins selon Abraham Maslow explique ce phénomène : les motivations de chacun résultent de l’insatisfaction de certains de ses besoins. Les travaux de Maslow permettent de classer les besoins humains par ordre d’importance en plusieurs niveaux, la satisfaction des besoins d’un niveau engendrant les besoins du niveau suivant. L’idée de Maslow est qu’on ne peut agir sur les motivations « supérieures » d’une personne, qu’elle soit adulte ou enfant, qu’à la condition expresse que ses motivations primaires (besoins physiologiques et de sécurité) soient satisfaites. Parcourons rapidement les différents niveaux de besoins. Du niveau inférieur au supérieur, nous trouvons les besoins physiologiques, les besoins de sécurité, les besoins d’appartenance, les besoins d’estime et les besoins d’auto-accomplissement.

Les besoins physiologiques sont des nécessités vitales à l’être humain, comme respirer, se nourrir, dormir et se loger. Les besoins de sécurité proviennent de l’aspiration de chacun d’entre nous à être protégé physiquement et moralement. Ce sont des besoins complexes dans la mesure où ils recouvrent une part objective – il nous faut assurer notre sécurité et celle de notre famille – et une part subjective liée à nos craintes, nos peurs et appréhensions, qu’elles soient ou non rationnelles. Les besoins d’appartenance sont les besoins d’amour et de relations avec les autres. Ce sont les besoins d’appartenance à un groupe, qu’il soit social, relationnel ou statutaire. Le premier groupe d’appartenance d’une personne est la famille. Les besoins d’estime correspondent aux désirs de considération, de reconnaissance et de gloire.

La mesure de l’estime de soi peut aussi être liée aux gratifications qui nous sont accordées. Le besoin d’auto-accomplissement est le besoin de se réaliser, d’exploiter et de mettre en valeur son potentiel personnel dans tous les domaines de la vie. Ce besoin peut prendre des formes différentes selon les individus. Pour certains, ce sera les études, l’apprentissage, le développement des compétences et des connaissances, etc. Ces différents besoins sont satisfaits successivement. D’après Maslow, ce processus prend en moyenne cinq ou six décennies. Maintenant que les personnes de plus de 40 ans sont devenues majoritaires, les professionnels du marketing doivent s’intéresser aux notions d’auto-accomplissement. À ce niveau de besoin, on ne ressent pas les choses et on n’agit pas comme quand on était jeune.

Nos exigences sont bien souvent plus précises. Avant le milieu de la vie, le « soi sociétal » domine nos comportements. Mais autour de l’âge de 40 ans, si nous avons satisfait nos besoins « élémentaires » (physiques, sécurité, amour), nous commençons à découvrir notre « soi réel ». Le « soi réel » est plus introspectif, plus individualiste (moins sujet à l’influence des autres et des événements) et plus autonome. C’est l’une des raisons qui explique que les plus âgés sont moins sensibles aux publicités actuelles. Avant que le « soi réel » émerge, il est difficile de se rendre compte de l’importance de son « rôle ». Dans ce sens, le jeune âge des responsables marketing et de leurs collaborateurs dans les agences de communication et de marketing va poser de plus en plus de problèmes.

L’apparition du « soi réel » peut se faire doucement ou de manière explosive. Les personnes pratiquant une forme ou une autre de développement personnel sont en avance sur ce chemin. Certains d’entre nous ressentent fortement ces tensions et se réveillent simplement un matin, surpris de voir comme le monde a changé. Beaucoup de personnes de plus de 50 ans dans notre société de consommation sont à des « niveaux » plus complexes que certains professionnels du marketing, conditionnés par une focalisation extrême sur le marché des jeunes, ont du mal à comprendre.

Résultat : la grande majorité des stratégies publicitaires sont adaptées aux moins de 50 ans et ne correspondent pas aux Seniors. Les distances sont telles que certains Seniors, même jeunes, ne comprennent même plus les publicités. Lors d’une étude, une personne de 64 ans nous disait : « Je n’arrive plus à comprendre la majorité des publicités. Elles vont trop vite et sont tellement en décalage que je ne fais plus d’efforts maintenant. » Les chiffres sont là : 86 % des plus de 50 ans pensent que la publicité ne leur est pas destinée ! Ces différences importantes dans les « cycles de la vie » sont également développées par le célèbre psychologue Milton Ericksson.

Ce qu’ignorent les professionnels du marketing : leurs idées, telles que « les Seniors acceptent leurs âges », « les Seniors aiment les nouveautés », « les nouveaux Seniors ont les mêmes comportements que les autres » (exemples issues d’études récentes sur les Seniors) sont tout simplement des généralisations fausses. Bien sûr nous pourrons toujours trouver des contre-exemples. Lorsqu’ils travaillent sur les Seniors, certains professionnels du marketing s’interrogent : ils trouvent ces clients « mystérieux ». Les méthodes de recherche traditionnelles sont impropres à les éclairer sur les comportements si étranges des Seniors. Le directeur marketing d’un grand groupe pharmaceutique nous a appelés récemment pour se plaindre : « Nous faisons des études sur le marché des Seniors comme nous le faisions avant, et les résultats sont moins bons. »

Après enquête, la cause de ce dépit était simple : les études étaient menées par des jeunes ou des personnes avec une « vision jeune » qui ne correspondait pas à l’état d’esprit des Seniors. Nous disons souvent que nous ne réalisons pas d’études sur les Seniors avec les méthodes appliquées aux plus jeunes. Les comportements des personnes de moins de 40 ans sont souvent faciles à prévoir parce que leur vision du monde et leurs comportements sont fondés sur leur « soi social ». Les comportements d’un groupe de jeunes donnent généralement une bonne idée des comportements des individus du groupe. Avec les Seniors, ce n’est plus le cas. Ils ont tendance à être plus détachés de l’influence d’un groupe et sont donc souvent jugés plus difficiles à analyser et à comprendre.

L’avancée en âge doit maintenant être perçue comme un chemin vers une plus grande maturité. Bien sûr, certaines capacités sont théoriquement de moins en moins « opérationnelles » à mesure qu’on approche d’un « grand âge ». Mais les baby-boomers entrent seulement dans une autre phase de leur vie. Certains « maîtres spirituels » parlent d’un chemin de l’ego vers l’« être ». Les Seniors sont souvent plus réfléchis, plus posés et prennent plus de temps pour choisir. Cela n’a rien à voir avec de supposés effets du vieillissement.

C’est au contraire le signe d’une plus grande maturité, d’une plus grande intelligence de ces valeurs. En quoi est-ce important pour les professionnels du marketing ? Ces derniers doivent prendre en compte cette notion du « développement » de la personne avec l’avancée en âge.

Frédéric Serrière

geriatrie

est la médecine telle qu’elle doit être appliquée à la personne âgée, de la prévention au traitement et à la prise en charge. Une approche pluridisciplinaire médico-psycho-sociale de la personne âgée constitue la base de la pratique gériatrique. Elle doit se retrouver dans la démarche individuelle du médecin et se concrétiser dans la composition pluridisciplinaire des équipes sous des formes variées, aussi bien à l’hôpital qu’en milieu institutionnel ou à domicile.

La gériatrie

Gerontologie

La gérontologie

regroupe l’ensemble des connaissances issues tant des sciences humaines que de la biologie et des données statistiques. Elle concerne à ce titre des sociologues, psychologues, anthropologues, ethnologues, philosophes, historiens, démographes, économistes… qui s’y retrouvent à côté des biologistes et des médecins. Cette liste n’est pas limitative. Tous ceux qui s’intéressent au vieillissement dans ces disciplines ne se considèrent pas forcément comme gérontologues. Cette diversité implique qu’il n’y a pas de gérontologues également engagés dans toutes ces composantes. Il ne saurait y avoir de gérontologues exclusifs.

VERS UN RECUL DE LA VIEILLESSE

Parmi la génération née en 1800, seul un tiers a dépassé 60 ans, et 6,8 % seulement ont atteint 80 ans. Parmi la génération née en 1900, plus de la moitié (54 %) étaient encore vivants à 60 ans, et 26 % ont atteint 80 ans. Autrement dit, avoir 60 ans signifiait au 19e siècle atteindre l’âge de la vieillesse : ceux qui y parvenaient étaient des « survivants », à l’espérance de vie limitée. C’était déjà plus courant un siècle plus tard et la très grande majorité des baby-boomers va connaître la soixantaine. S’agit-il toujours de vieillesse, quand certains d’entre eux auront encore au moins l’un de leurs parents à 60 ans ? Si vieillir signifie que l’on se rapproche de la mort, est-on vieux lorsqu’une génération, au sens familial du terme, nous en sépare, et que l’on peut espérer vivre encore de longues années ? La nouvelle place des sexagénaires dans l’ordre familial constitue un autre changement majeur. Il était autrefois exceptionnel qu’un adulte eût déjà des petits-enfants tout en ayant encore au moins l’un de ses parents ; aujourd’hui, c’est beaucoup plus courant. À quel âge est-on considéré comme vieux et à quel âge se considère-t-on comme vieux ? Pour répondre à cette double question, certains définissent l’âge du vieillissement non plus à partir d’un critère d’âge fixé une fois pour toutes (souvent en référence à l’âge légal de la retraite), mais d’une façon « glissante », au cours du temps, en tenant compte des données épidémiologiques objectives : l’âge de la vieillesse est, selon cette définition, le moment où l’on commence à souffrir de réelles incapacités. Mesuré ainsi, l’âge de la vieillesse n’a jamais cessé de reculer : d’environ 60 ans pour les hommes et 65 ans pour les femmes en 1930, il passe, au début des années 2000, à 73 ans pour les hommes et 79 ans pour les femmes. Selon cette définition, la proportion de personnes dites âgées aurait baissé, passant de 10 % de la population en 1980 à 6,5 % en 2000. Suivant les mêmes calculs, l’âge de la vieillesse va continuer de progresser pour atteindre 82 ans en moyenne en 2040. La vieillesse semble, en quelque sorte, s’être déplacée et ce mouvement est appelé à se poursuivre dans les années qui viennent. Quant à la perception de notre propre vieillissement, les études sur l’âge subjectif montrent qu’elle évolue sans cesse, qu’en vieillissant les personnes se sentent plus jeunes. En moyenne, une personne de 60 ans « pense » ainsi en avoir entre neuf et douze de moins. Ce mouvement s’accélère au cours du vieillissement pour ralentir aux alentours de 70 ans. À cet âge, nous notons une certaine rupture. Nous avons mené une étude début 2003 sur la perception de la vieillesse en posant la question suivante : « Pour vous, à partir de quel âge peut-on dire qu’une personne est vieille ? » Les résultats montrent que l’on situe l’âge de vieillesse non seulement beaucoup plus tard par rapport aux études précédentes, mais aussi de plus en plus tard à mesure que l’on vieillit. Une personne est dite vieille à 70 ans pour 23 % des moins de 50 ans. Les Seniors (+ de 50 ans), eux, sont 23 % à penser qu’on est vieux à partir de 90 ans !

VERS UN RECUL DE LA VIEILLESSE

Parmi la génération née en 1800, seul un tiers a dépassé 60 ans, et 6,8 % seulement ont atteint 80 ans. Parmi la génération née en 1900, plus de la moitié (54 %) étaient encore vivants à 60 ans, et 26 % ont atteint 80 ans. Autrement dit, avoir 60 ans signifiait au 19e siècle atteindre l’âge de la vieillesse : ceux qui y parvenaient étaient des « survivants », à l’espérance de vie limitée. C’était déjà plus courant un siècle plus tard et la très grande majorité des baby-boomers va connaître la soixantaine. S’agit-il toujours de vieillesse, quand certains d’entre eux auront encore au moins l’un de leurs parents à 60 ans ? Si vieillir signifie que l’on se rapproche de la mort, est-on vieux lorsqu’une génération, au sens familial du terme, nous en sépare, et que l’on peut espérer vivre encore de longues années ? La nouvelle place des sexagénaires dans l’ordre familial constitue un autre changement majeur. Il était autrefois exceptionnel qu’un adulte eût déjà des petits-enfants tout en ayant encore au moins l’un de ses parents ; aujourd’hui, c’est beaucoup plus courant. À quel âge est-on considéré comme vieux et à quel âge se considère-t-on comme vieux ? Pour répondre à cette double question, certains définissent l’âge du vieillissement non plus à partir d’un critère d’âge fixé une fois pour toutes (souvent en référence à l’âge légal de la retraite), mais d’une façon « glissante », au cours du temps, en tenant compte des données épidémiologiques objectives : l’âge de la vieillesse est, selon cette définition, le moment où l’on commence à souffrir de réelles incapacités. Mesuré ainsi, l’âge de la vieillesse n’a jamais cessé de reculer : d’environ 60 ans pour les hommes et 65 ans pour les femmes en 1930, il passe, au début des années 2000, à 73 ans pour les hommes et 79 ans pour les femmes. Selon cette définition, la proportion de personnes dites âgées aurait baissé, passant de 10 % de la population en 1980 à 6,5 % en 2000. Suivant les mêmes calculs, l’âge de la vieillesse va continuer de progresser pour atteindre 82 ans en moyenne en 2040. La vieillesse semble, en quelque sorte, s’être déplacée et ce mouvement est appelé à se poursuivre dans les années qui viennent. Quant à la perception de notre propre vieillissement, les études sur l’âge subjectif montrent qu’elle évolue sans cesse, qu’en vieillissant les personnes se sentent plus jeunes. En moyenne, une personne de 60 ans « pense » ainsi en avoir entre neuf et douze de moins. Ce mouvement s’accélère au cours du vieillissement pour ralentir aux alentours de 70 ans. À cet âge, nous notons une certaine rupture. Nous avons mené une étude début 2003 sur la perception de la vieillesse en posant la question suivante : « Pour vous, à partir de quel âge peut-on dire qu’une personne est vieille ? » Les résultats montrent que l’on situe l’âge de vieillesse non seulement beaucoup plus tard par rapport aux études précédentes, mais aussi de plus en plus tard à mesure que l’on vieillit. Une personne est dite vieille à 70 ans pour 23 % des moins de 50 ans. Les Seniors (+ de 50 ans), eux, sont 23 % à penser qu’on est vieux à partir de 90 ans !

Le vieillissement de la population entraîne un besoin accru d'épargne longue

"Le vieillissement de la population entraîne un besoin accru d'épargne longue", pour financer des retraites "plus longues" et "plus nombreuses", a expliqué Bertrand de Mazières, le directeur de l'agence France Trésor (AFT), chargée de gérer la dette de l'Etat. L'AFT avait lancé le 3 février la consultation de 550 investisseurs internationaux sur ce qui n'était encore qu'un projet, au vu de "l'intérêt croissant" pour "les placements à très long terme".

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